Interview du Père Magloire Kibila, nouveau prêtre référent du secteur St Nicolas

Vous êtes à Moret depuis le 6 août. Comment s’est passé cette arrivée ? 

J’ai été bien accueilli. Ceux qui m’ont reçu étaient très ouverts, ils m’ont même invité à diner chez eux : c’était magnifique. 

Vous avez la charge du secteur Saint Nicolas, comment s’est passée la vie dans la paroisse depuis votre arrivée ? Comment vous sentez-vous ? 

La vie dans la paroisse a commencé par mon installation le 7 septembre au cours d’une célébration de la fête de la nativité au bord du Loing. Cette célébration était magnifique. Cela regroupait toutes les paroisses du secteur Saint Nicolas. Concernant les paroissiens, nous travaillons en bonne harmonie. Les équipes de Thomery et les équipes de Moret se sont associées pour ne parler que d’une seule EAP pour construire des projets communs. Du point de vue pastoral, cela se passe très bien. Nous avons déjà initié une équipe de relais comme cela a été décidé au conseil des prêtres. Ces cellules doivent faire avancer la pastorale dans leur paroisse. 

Petit retour en arrière : quelle est votre histoire ? 

Je viens du Congo Brazzaville. Je suis le dernier d’une famille de huit enfants. Après le BEPC, je suis rentré au Petit Séminaire. Après avoir passé mon bac, mes parents ont voulu que je fasse des études avant d’intégrer le Grand Séminaire. A l’université j’ai obtenu une licence en philosophie et j’ai continué de ressentir cette vocation de devenir prêtre. Mon accompagnateur spirituel m’a encouragé à suivre cet appel. J’ai donc intégré le séminaire pour démarrer ma première année de théologie. Ordonné diacre à la fin de mes études de théologie puis prêtre et comme j’avais une licence de philosophie, Mgr Daniel, évêque au Congo, m’a demandé d’enseigner dans les écoles catholiques, de la seconde à la terminale et aussi dans les écoles techniques publiques. J’avais plus de douze classes de terminale. L’évêque m’a ensuite envoyé deux ans après au Cameroun pour les études en Master. J’ai passé deux ans à Yaoundé où j’ai obtenu un Master en éthique et philosophie politique. J’ai ensuite été nommé prêtre référent à Pontault-Combault. Trois ans après me voici à Moret dans le Pôle missionnaire de Montereau.

Comment cela se décide votre arrivée en France ?

Grâce aux bonnes relations entre mon diocèse et le diocèse de Meaux, l’évêque me demande de venir à Pontault-Combault. Je ne suis pas l’unique prêtre de mon diocèse à être en Seine et Marne. Mon évêque qui est aussi un grand professeur de métaphysique m’a fait la proposition et j’ai suivi cet appel à venir en France. Notre mission est d’être serviteur partout, d’évangéliser partout. 

Trois ans à Pontault Combault qui est une grande ville, il doit y avoir de grandes différences avec le secteur Saint Nicolas ?

Une ville de presque 50 000 habitants n’est effectivement pas comparable à Moret. Ce que j’apprécie ici, c’est que la liturgie est soignée. Nous avons déjà initié la récitation du chapelet chaque dimanche à 10h30 et l’adoration du Saint-Sacrement chaque vendredi avant la messe. Nous pensons aussi à mettre en place un ou deux jours de confession dans notre secteur afin d’avoir des rendez-vous pour les paroissiens qui souhaitent se confesser en dehors des grandes fêtes liturgiques.  Nous continuons avec l’équipe de l’EAP d’examiner comment nous pouvons faire avancer les choses. 

Quelle est la partie la plus importante de votre mission ici auprès de nous ? 

C’est une question complexe. Je suis encore en observation et je souhaite avoir du temps pour bien cerner ce qui se passe pour qu’ensemble avec l’EAP nous puissions décider en commun. Je travaille toujours avec l’EAP : nous sommes une équipe, une famille et nous formons un corps.

Votre préoccupation première est donc de travailler en communion avec l’EAP et en lien avec les prêtres du pôle ? 

Tout à fait. Cela se passe très bien avec l’EAP et c’est très encourageant pour le futur. Tout cela doit se faire en parfaite harmonie avec le curé etl’équipe missionnaire du pôle. Le travail en équipe est à la fois au niveau du secteur et au niveau du pôle. Nous sommes les serviteurs du Christ et nous devons être en communion pour cette mission tout en gardant en tête les réalités de chaque paroisse. 

Propos recueillis par Jacques BEL.

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