Église Saint Apollinaire
L’église est dédiée à Saint Apollinaire. Elle est construite entre le XIIIe siècle et le XVe siècle. Saint Apollinaire, premier évêque de Ravenne, est vénéré dans toute l’Italie du Nord puis en France. Il semble que l’un des Cornu a rapporté de ses voyages une dévotion particulière à ce saint.
Sur ordonnance de Charles VII, la commune ajoute en 1485 un porche destiné aux assemblées des habitants qui sous la présidence d’un marguillier administrent les biens de la paroisse.
Salins
Anciennement appelée « Villeneuve-la-Cornue » du nom du premier seigneur, Simon le Cornu, chevalier du comte de Champagne, la commune prend le nom de Salins en 1614. Le nom de Salins vient du nom de son seigneur, également seigneur de Salins dans le Jura, aujourd’hui Salins-les-Bains.






Le porche



En 1485 la commune ajoute un porche destiné aux assemblées des habitants qui sous la présidence d’un marguillier administrent les biens de la paroisse.
Le maître-autel



Saint Apollinaire

Saint Apollinaire fut disciple de Saint Pierre qui l’envoya de Rome à Ravenne où, après avoir guéri la femme du tribun, il la baptisa avec son mari et sa famille. Le juge en fut informé et Apollinaire fut mandé le premier pour comparaître devant lui. On le conduisit au temple de Jupiter pour qu’il sacrifiât. Comme il disait aux prêtres que l’or des idoles et l’argent qu’on y suspendait seraient mieux employés en les donnant aux pauvres qu’à les exposer ainsi devant les démons, il fut saisi aussitôt et battu jusqu’à rester à demi mort : mais il fut recueilli par ses disciples
Cependant les païens l’accablèrent à coups de fouet pour l’empêcher de nommer J.-C. : mais le saint étendu par terre criait que c’était le vrai Dieu. Alors ils le firent tenir debout et nu-pieds sur des charbons ardents, mais comme il prêchait encore J.-C. avec la plus grande constance, ils le chassèrent hors de la ville.
Source : la légende dorée
Les culs de lampe …







… et les modillons










Les gisants


Deux gisants sont conservés dans l’église. Ils s’agit peut-être de Guillaume de Courtenay et de son épouse. L’homme porte le costume de chevalier du XIIIe siècle : cotte de maille, épée, bouclier, grand haubert avec capuchon rabattu sur les épaules. La dame, les mains jointes, incline légèrement la tête. Le voile et le manteau qui enveloppent son coude gauche retombent en de multiples plis.
Les pierres tombales



À gauche : dalle funéraire d’Olivier de Villers, seigneur de Gravon, mort en 1529
Au centre : dalle funéraire du chevalier Le Cornu mort en 1276, revêtu de l’armure typique du XIIIe siècle, entouré de Marguerite La Cornue, épouse de Baudouin de Corbeil décédée en 1280 et d’un enfant représentant Oudart de Jouy, mort en 1320
Les vitraux

Trois vitraux offerts par la famille du duc de Stacpool, riche anglais amateur d’art, propriétaire du château de Montigny-Lencoup, représentent un S surmonté d’une couronne ducale.
Le vitrail de sainte Marie Madeleine est offert en 1930 par le propriétaire du domaine de Villiers.





